Quelques états d'âme.....
Il y a des jours comme ça ou l'on se demande ou notre bonne société française se dirige. L'ANPE nous sort le profilage ou l'on va maintenant savoir quel profil de demandeur d'emplois et surtout à quel distance de l'emploi l'on se situe, à travers 18 paramètres rentrés dans une machine qui doit nous ressortir un profil précis et, surtout, une base de travail pour définir quel type d'accompagnement l'on doit bénéficier pour pouvoir retrouver un emploi le plus rapidement possible. On se focalise de plus en plus sur les personnes considérées proches de l'emploi et on oublie à mon avis trop facilement les personnes les plus en difficulté, souvent touchées par de multiples freins sociaux, et vulnérables par rapport à l'emploi.
Le but aujourd'hui est de faire du chiffre pour sauver ses fesses et atteindre des OBJECTIFS. J'écris le mot en majuscule car tout est bon pour arriver à cela, peu importe que beaucoup soient laissés en plan. Il faut faire baisser le chômage, on se concentre donc sur les personnes les plus proches de l'emploi. Or, on néglige à mes yeux trop souvent le travail des opérateurs locaux comme les assistants sociaux, les CCAS, les pôles emplois, ou encore les structures d'insertion telles que familles rurales services, qui travaillent sur les personnes les plus éloignées de l'emploi pour faire en sorte de les rapprocher le plus possible.
Croyez-moi, je ne dis pas cela parce que je fais partie de l'une d'entre elles, je suis persuadé que des structures comme celles-ci en milieu rural, et parce qu'on est un pays essentiellement rural n'en déplaise aux jacobinistes et parisianistes confirmés, doivent rester proches des gens pour les accompagner dans leurs démarches.
On multiplie aussi les outils d'accompagnement à tel point qu'on finit par s'y perdre et quand on travaille dans l'insertion depuis moins d'un an comme moi, on s'y perd d'autant plus facilement. Et puis à côté de cela, on rencontre des responsables de chantiers d'insertion qui nous expliquent qu'ils rencontrent des gens qui, en couple avec le RMI, les APL, six enfants et les alloc' qui vont avec, se retrouvent à 3180 euros par mois (non vous ne rêvez pas vous avez bien lu ce que vous avez lu...) et trouvent encore le moyen de demander de l'aide pour remplir leur cave à fuel......
A quoi bon essayer, comme c'était prévu, de positionner cette personne pour un boulot à 700 euros....franchement à quoi bon.....
La multitude des parcours d'insertion amène aussi à des aberrations comme celles-ci. Il y aurait tellement de choses à dire que cela viendra surement nourrir ce blog.

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